Numérique et sciences informatiques (NSI) · Terminale

Réseaux : protocoles de routage et sécurisation des communications

Pour aller d’un ordinateur à un serveur à l’autre bout du monde, un paquet traverse des dizaines de routeurs. Comment chacun sait-il à qui transmettre le paquet ? Et comment empêcher qu’un intermédiaire lise ou modifie ce qui transite ? Ce chapitre présente deux protocoles de routage, RIP et OSPF, puis les principes du chiffrement utilisés par HTTPS.

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Objectifs

  • Lire et compléter une table de routage
  • Appliquer le protocole RIP (nombre de sauts) et le protocole OSPF (coût lié au débit)
  • Distinguer chiffrement symétrique et chiffrement asymétrique
  • Décrire le principe de HTTPS : échange de clé, chiffrement, certificat

1. Tables de routage

Chaque routeur possède une table de routage : pour chaque réseau de destination, elle indique la passerelle (le routeur voisin auquel transmettre le paquet), l’interface de sortie et une métrique (le « coût » de la route). Le routeur ne connaît pas tout le chemin : il choisit seulement le prochain saut.

Les tables peuvent être remplies à la main (routage statique) ou automatiquement par un protocole de routage, qui s’adapte aux pannes et aux nouveaux liens.

2. Le protocole RIP

RIP (Routing Information Protocol) : Protocole à vecteur de distances : la métrique est le nombre de sauts (routeurs traversés). Chaque routeur envoie régulièrement sa table à ses voisins ; il ne connaît que ce que ses voisins lui annoncent.

  • Quand R reçoit d’un voisin V la route « destination D à distance d », il connaît une route vers D à distance d + 1 via V. Il la garde si D est inconnue ou si d + 1 est plus petit que sa distance actuelle.
  • La distance maximale est 15 ; la valeur 16 signifie « inaccessible ». RIP est donc réservé aux réseaux de taille modeste.
  • RIP ignore le débit des liaisons : de R1 à R5, il choisit R1 → R4 → R5 (2 sauts), même si la liaison R1–R4 est lente.

3. Le protocole OSPF

OSPF (Open Shortest Path First) : Protocole à état de liens : chaque routeur connaît la carte complète du réseau (les routeurs, les liaisons et leurs coûts) et calcule les meilleurs chemins avec l’algorithme de Dijkstra. Le coût d’une liaison dépend de son débit.

4. Sécuriser les communications

Chiffrement symétrique : La même clé sert à chiffrer et à déchiffrer (exemples : code de César, chiffrement par XOR, AES). Rapide, mais les deux interlocuteurs doivent d’abord partager la clé secrète sans qu’elle soit interceptée.

Chiffrement asymétrique : Chaque personne possède une paire de clés : une clé publique, diffusée à tous, qui sert à chiffrer, et une clé privée, gardée secrète, qui seule permet de déchiffrer (exemple : RSA). Plus besoin de partager un secret, mais les calculs sont beaucoup plus lents.

HTTPS combine les deux. Le serveur envoie sa clé publique dans un certificat signé par une autorité de certification, qui garantit qu’elle appartient bien au site. Le navigateur s’en sert pour établir avec le serveur une clé de session symétrique (protocole TLS). Toute la suite de l’échange est chiffrée avec cette clé, rapidement.

À retenir

  • Une table de routage associe à chaque destination une passerelle et une métrique.
  • RIP : métrique = nombre de sauts, 15 au maximum, échange des tables entre voisins.
  • OSPF : coût = 10⁸ / débit, carte complète du réseau, algorithme de Dijkstra.
  • Symétrique : une seule clé partagée, rapide. Asymétrique : clé publique pour chiffrer, clé privée pour déchiffrer.
  • HTTPS : certificat et chiffrement asymétrique pour échanger une clé de session, puis chiffrement symétrique.

Et maintenant, à toi !

Vérifie que tu as compris avec les exercices, puis révise avec la fiche.

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