Enseignement scientifique · Terminale

La biodiversité et son évolution

La biodiversité change en permanence : les effectifs des populations varient et leur composition génétique évolue au fil des générations. Pour étudier ces changements, on estime les effectifs par des méthodes d’échantillonnage et on compare les fréquences des allèles à un modèle mathématique de référence, celui de Hardy-Weinberg. Les écarts au modèle révèlent les forces évolutives à l’œuvre.

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Séance guidée avec ULU (≈ 10 min)Diagnostic, explication, exercices adaptés et bilan.

Objectifs

  • Estimer l’effectif d’une population par capture-marquage-recapture
  • Calculer des fréquences alléliques et génotypiques avec le modèle de Hardy-Weinberg
  • Identifier les facteurs qui écartent une population de l’équilibre (sélection, dérive, mutations, migrations)
  • Expliquer l’intérêt de préserver les populations et leur diversité génétique

1. Estimer l’effectif d’une population

On ne peut presque jamais compter tous les individus d’une population. On utilise des échantillons et des méthodes statistiques.

Capture-marquage-recapture (CMR) : On capture n₁ individus, on les marque et on les relâche. Plus tard, on capture n₂ individus, dont m sont marqués. Si les marqués se sont bien mélangés à la population, la proportion de marqués dans l’échantillon est égale à celle dans la population.

2. Le modèle de Hardy-Weinberg

Considérons un gène à deux allèles A et a, de fréquences p et q dans la population (p + q = 1). Si les gamètes s’associent au hasard, les fréquences des génotypes à la génération suivante sont :

Équilibre de Hardy-Weinberg : Dans une population très grande, à reproduction aléatoire (panmixie), sans sélection, sans mutation et sans migration, les fréquences des allèles et des génotypes restent constantes de génération en génération.

3. Les forces qui font évoluer les populations

Dans la réalité, les conditions du modèle ne sont jamais toutes réunies. Un écart entre fréquences observées et attendues révèle l’action de forces évolutives.

4. Préserver la biodiversité

  • Les activités humaines (destruction et fragmentation des habitats, surexploitation, pollutions, espèces exotiques envahissantes, changement climatique) réduisent les effectifs des populations.
  • Une petite population isolée subit une forte dérive et perd de la diversité génétique : elle s’adapte moins bien aux changements et risque davantage l’extinction.
  • Les corridors écologiques (haies, passages à faune, trames vertes et bleues) reconnectent les populations et rétablissent des échanges.
  • Les aires protégées et le suivi des populations (sciences participatives notamment) permettent de mesurer et d’enrayer le déclin.

À retenir

  • CMR : N = n₁ × n₂ ÷ m, sous conditions (population fermée, bon mélange).
  • Hardy-Weinberg : p + q = 1 et p² + 2pq + q² = 1 ; à l’équilibre, les fréquences restent constantes.
  • Conditions : très grande population, panmixie, ni sélection, ni mutation, ni migration.
  • Sélection, dérive (forte dans les petites populations), mutations et migrations font évoluer les fréquences.
  • Fragmentation et petites populations réduisent la diversité génétique ; les corridors la préservent.

Et maintenant, à toi !

Vérifie que tu as compris avec les exercices, puis révise avec la fiche.

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