Chaque individu issu de la reproduction sexuée possède un génotype unique (sauf les vrais jumeaux). Cette diversité résulte de la méiose, qui produit des gamètes génétiquement tous différents, et de la fécondation, qui les réunit au hasard. Des anomalies de la méiose peuvent aussi modifier le génome.

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Objectifs
- Expliquer le brassage interchromosomique et le brassage intrachromosomique
- Interpréter les résultats d’un croisement test (test-cross)
- Expliquer l’amplification de la diversité par la fécondation
- Expliquer les conséquences d’anomalies de la méiose
1. Le brassage interchromosomique
Lors de l’anaphase I de méiose, les chromosomes homologues de chaque paire se séparent. L’orientation de chaque paire sur le plan équatorial est aléatoire et indépendante des autres paires : chaque gamète reçoit une combinaison au hasard de chromosomes d’origine paternelle et maternelle.
nombre de combinaisons = 2ⁿ
Chez l’être humain
Avec n = 23 paires, le brassage interchromosomique seul permet 2²³ ≈ 8,4 millions de combinaisons différentes de chromosomes dans les gamètes.
2. Le brassage intrachromosomique
Au cours de la prophase I, les chromosomes homologues sont étroitement appariés. Des échanges de portions de chromatides se produisent entre chromatides de chromosomes homologues : ce sont les crossing-over (visibles sous forme de chiasmas).
Pour des gènes liés (portés par le même chromosome), un crossing-over entre eux crée de nouvelles combinaisons d’allèles sur un même chromosome : des chromatides recombinées.
3. Lire un croisement test
Le test-cross consiste à croiser un individu hétérozygote pour deux gènes avec un individu homozygote récessif pour ces gènes. Ce dernier ne fournit que des allèles récessifs : le phénotype des descendants révèle directement les gamètes produits par l’hétérozygote.
| Résultat du test-cross | Interprétation |
|---|---|
| 4 phénotypes en proportions égales (25 % chacun) | Gènes indépendants (sur deux paires de chromosomes différentes) : brassage interchromosomique |
| 2 phénotypes parentaux majoritaires et 2 phénotypes recombinés minoritaires | Gènes liés : les recombinés proviennent de crossing-over (brassage intrachromosomique) |
4. La fécondation amplifie la diversité
La fécondation réunit au hasard un gamète mâle et un gamète femelle. Le nombre de génotypes possibles pour un descendant est donc le produit des diversités des gamètes de chaque parent : la diversité est considérablement amplifiée. Chaque individu issu de la reproduction sexuée est génétiquement unique.
5. Les anomalies de la méiose
- Non-disjonction : une paire d’homologues (anaphase I) ou des chromatides sœurs (anaphase II) ne se séparent pas. Le gamète a un chromosome en trop ou en moins. Après fécondation : trisomie ou monosomie (exemple : la trisomie 21).
- Crossing-over inégal : après un mauvais alignement des homologues, l’une des chromatides reçoit un segment en double (duplication) et l’autre le perd.
Une duplication de gène, suivie de mutations indépendantes dans chaque copie, peut aboutir à une famille multigénique : des gènes de séquences proches, issus d’un gène ancestral commun, qui codent des protéines aux fonctions voisines (exemple : les gènes des globines).
À retenir
- Brassage interchromosomique : répartition aléatoire des homologues en anaphase I (2ⁿ combinaisons).
- Brassage intrachromosomique : crossing-over en prophase I entre chromatides homologues, recombinant les gènes liés.
- Test-cross : 4 phénotypes à 25 % → gènes indépendants ; parentaux majoritaires et recombinés minoritaires → gènes liés.
- La fécondation aléatoire amplifie la diversité ; non-disjonctions et crossing-over inégaux modifient le génome (trisomies, duplications, familles multigéniques).

Et maintenant, à toi !
Vérifie que tu as compris avec les exercices, puis révise avec la fiche.