Histoire-géographie · Quatrième

Conditions féminines dans une société en mutation au XIXᵉ siècle

Au XIXᵉ siècle, la société française se transforme profondément. Pourtant, les femmes restent juridiquement inférieures aux hommes et exclues de la vie politique. Leur situation varie selon le milieu social, et certaines commencent à lutter pour l’égalité des droits.

Objectifs

  • Expliquer l’infériorité juridique et politique des femmes
  • Décrire la diversité des conditions féminines selon les milieux sociaux
  • Connaître les progrès de l’instruction des filles
  • Présenter les premières revendications féministes

1. Des femmes juridiquement mineures

Le Code civil de 1804 place la femme mariée sous l’autorité de son mari. Son article 213 affirme : « Le mari doit protection à sa femme, la femme obéissance à son mari ».

  • La femme mariée ne peut ni travailler, ni ouvrir un compte, ni gérer ses biens sans l’autorisation de son mari.
  • Le divorce, autorisé en 1792, est supprimé en 1816, puis rétabli en 1884 (loi Naquet).
  • Les femmes n’ont pas le droit de vote, même après 1848.

2. Des conditions très diverses

En 1892, une loi limite la journée de travail des femmes à 11 heures et interdit leur travail de nuit. En 1907, les femmes mariées obtiennent le droit de disposer librement de leur salaire.

3. L’instruction des filles progresse

  • 1850 (loi Falloux) et 1867 (loi Duruy) : les communes, selon leur nombre d’habitants, doivent ouvrir des écoles de filles.
  • 1861 : Julie-Victoire Daubié est la première femme à obtenir le baccalauréat en France.
  • 1880 : la loi Camille Sée crée des lycées publics de jeunes filles.
  • 1881-1882 : les lois Ferry rendent l’école primaire obligatoire pour les filles comme pour les garçons.

Certaines femmes s’illustrent dans les arts ou les sciences, comme la romancière George Sand ou la physicienne Marie Curie, prix Nobel en 1903 et 1911.

4. Les premières luttes pour l’égalité

Féminisme : Mouvement qui revendique l’égalité des droits entre les femmes et les hommes.

Des femmes participent aux révolutions, comme Louise Michel pendant la Commune de 1871. Hubertine Auclert fonde en 1876 une association pour les droits des femmes et réclame le droit de vote : on appelle suffragistes les militantes du droit de vote.

À retenir

  • Le Code civil (1804) fait de la femme mariée une mineure juridique soumise à son mari.
  • Les conditions féminines varient selon les milieux : bourgeoises, ouvrières, paysannes, domestiques.
  • L’instruction des filles progresse (lois Falloux, Duruy, Camille Sée, Ferry).
  • Des féministes comme Hubertine Auclert réclament l’égalité et le droit de vote, obtenu en France en 1944.

Et maintenant, à toi !

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