Les espèces actuelles ne sont pas apparues telles quelles : elles se sont transformées au cours du temps. C’est l’évolution. Charles Darwin a proposé au XIXe siècle un mécanisme pour l’expliquer, la sélection naturelle, aujourd’hui complété par les connaissances en génétique.
Objectifs
- Savoir que des mutations créent de nouveaux allèles
- Expliquer le mécanisme de la sélection naturelle
- Connaître le rôle du hasard (dérive génétique)
- Interpréter un exemple d’évolution observée
1. La diversité des individus, matière première de l’évolution
Mutation : Modification de l’ADN, le plus souvent due à une erreur lors de la copie des chromosomes ou à des agents extérieurs (rayons UV, certaines substances). Elle peut créer un nouvel allèle.
- Les mutations se produisent au hasard : elles ne sont pas « orientées » vers un besoin.
- Une mutation n’est transmise aux descendants que si elle touche une cellule à l’origine des gamètes.
- Grâce aux mutations, puis à la méiose et à la fécondation, les individus d’une population sont tous différents.
2. La sélection naturelle
- Dans une population, les individus présentent des variations héréditaires.
- Certaines variations donnent un avantage dans un milieu donné (mieux se cacher, mieux résister…).
- Les individus avantagés survivent et se reproduisent davantage.
- Ils transmettent plus souvent leurs allèles : génération après génération, ces allèles deviennent plus fréquents dans la population.
La phalène du bouleau
Ce papillon existe sous une forme claire et une forme sombre. Au XIXe siècle, dans les régions industrielles d’Angleterre, les troncs d’arbres noircis par la suie ont rendu les formes claires plus visibles pour les oiseaux.
- Les phalènes sombres, mieux camouflées, étaient moins mangées.
- Elles se reproduisaient davantage : la forme sombre est devenue majoritaire dans ces régions.
- Quand la pollution a diminué, la forme claire est redevenue plus fréquente.
Le milieu « trie » les variations : c’est la sélection naturelle.
3. Le rôle du hasard
Dans une petite population, certains allèles peuvent devenir fréquents ou disparaître par hasard, indépendamment de tout avantage (par exemple si quelques individus seulement survivent à une catastrophe). C’est la dérive génétique.
4. Une évolution observable aujourd’hui
- Bactéries résistantes aux antibiotiques : en présence d’un antibiotique, seules les bactéries porteuses d’une mutation de résistance survivent et se multiplient.
- Insectes résistants aux insecticides, selon le même mécanisme.
- Ces exemples montrent que l’évolution est un processus continu.
À retenir
- Les mutations, aléatoires, créent de nouveaux allèles et donc de la diversité.
- La sélection naturelle favorise les individus les mieux adaptés à leur milieu, qui se reproduisent davantage.
- La dérive génétique modifie aussi, par hasard, la fréquence des allèles.
- L’évolution se manifeste par un changement de la fréquence des allèles dans une population.

Et maintenant, à toi !
Vérifie que tu as compris avec les exercices, puis révise avec la fiche.