Depuis la révolution industrielle, la température moyenne à la surface de la Terre augmente à un rythme exceptionnel. Le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) conclut que l’influence humaine, principalement par les émissions de gaz à effet de serre, en est la cause sans équivoque. Comprendre ce réchauffement permet d’agir pour le limiter et s’y adapter.

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Objectifs
- Expliquer l’effet de serre et le rôle des émissions humaines
- Comprendre le bilan du carbone et le rôle des puits
- Décrire des conséquences du réchauffement et des rétroactions
- Distinguer atténuation et adaptation
1. Un réchauffement observé et rapide
- Selon le GIEC (2021), la température moyenne de surface de la décennie 2011–2020 dépassait d’environ 1,1 °C celle de la période 1850–1900 ; les années suivantes ont été encore plus chaudes.
- La concentration atmosphérique de CO₂ est passée d’environ 280 ppm avant la révolution industrielle à plus de 420 ppm au milieu des années 2020, une valeur jamais atteinte depuis au moins plusieurs centaines de milliers d’années d’après les carottes de glace.
- Le niveau moyen des mers s’est élevé d’environ 20 cm entre 1901 et 2018.
2. Effet de serre et forçage humain
La surface terrestre, chauffée par le rayonnement solaire, émet un rayonnement infrarouge. Les gaz à effet de serre (vapeur d’eau, CO₂, méthane, protoxyde d’azote…) absorbent une partie de ce rayonnement et en réémettent vers le sol : c’est l’effet de serre, naturel et indispensable à la vie. Son renforcement par les émissions humaines déséquilibre le bilan radiatif : c’est un forçage positif.
| Source d’émission humaine | Gaz principal |
|---|---|
| Combustion de charbon, pétrole et gaz | CO₂ |
| Déforestation | CO₂ |
| Élevage de ruminants, rizières, décharges, fuites de gaz | CH₄ (méthane) |
| Engrais azotés | N₂O |
3. Rétroactions et conséquences
- Rétroactions positives : fonte des glaces et de la neige (albédo plus faible) ; atmosphère plus chaude contenant plus de vapeur d’eau ; dégel du pergélisol (permafrost) libérant CO₂ et CH₄.
- Conséquences : élévation du niveau marin (dilatation de l’eau, fonte des glaciers et des calottes), vagues de chaleur et sécheresses plus fréquentes, pluies intenses, recul des glaciers, déplacement des aires de répartition des espèces, risques pour l’agriculture et la santé.
Des modèles climatiques, fondés sur les lois physiques et testés sur les climats passés, projettent l’évolution future selon différents scénarios d’émissions. Le réchauffement à venir dépend principalement des émissions cumulées de CO₂.
4. Agir : atténuation et adaptation
| Stratégie | Objectif | Exemples |
|---|---|---|
| Atténuation | Réduire les émissions ou augmenter les puits | Sobriété énergétique, énergies bas carbone, isolation des bâtiments, transports moins émetteurs, réduction du gaspillage, protection des forêts et des sols |
| Adaptation | Réduire la vulnérabilité aux effets inévitables | Végétalisation des villes, gestion de l’eau, variétés cultivées résistantes à la sécheresse, protection des littoraux |
L’accord de Paris (2015) vise à contenir le réchauffement nettement en dessous de 2 °C par rapport à l’ère préindustrielle et à poursuivre les efforts pour le limiter à 1,5 °C. Cela suppose d’atteindre la neutralité carbone : ne pas émettre plus que ce que les puits absorbent.
À retenir
- Le réchauffement actuel (≈ 1,1 °C sur 2011–2020 par rapport à 1850–1900) est causé par les émissions humaines de gaz à effet de serre.
- Le CO₂ est passé d’environ 280 à plus de 420 ppm ; océan et végétation en absorbent environ la moitié (acidification océanique).
- Des rétroactions positives (albédo, vapeur d’eau, pergélisol) amplifient le réchauffement ; ses conséquences touchent les écosystèmes et les sociétés.
- Atténuation (réduire les émissions) et adaptation (réduire la vulnérabilité) sont complémentaires.

Et maintenant, à toi !
Vérifie que tu as compris avec les exercices, puis révise avec la fiche.