Le sexe d’un individu se construit en plusieurs étapes : il est déterminé génétiquement dès la fécondation, l’appareil sexuel se met en place pendant la vie embryonnaire, puis devient fonctionnel à la puberté. Le fonctionnement des testicules et des ovaires est contrôlé par des hormones.
Objectifs
- Décrire les étapes de la mise en place de l’appareil sexuel
- Expliquer le rôle du chromosome Y et des hormones dans la différenciation sexuelle
- Décrire le fonctionnement des testicules et le cycle féminin
- Expliquer le contrôle hormonal par l’hypothalamus et l’hypophyse
1. De la fécondation à la naissance
- Sexe génétique : à la fécondation, la cellule-œuf reçoit les chromosomes sexuels XX ou XY.
- Stade indifférencié : pendant les premières semaines, l’embryon possède des gonades indifférenciées et deux paires de canaux (canaux de Wolff et de Müller), quel que soit son sexe génétique.
- Sexe gonadique : vers la 7e semaine, chez un embryon XY, le gène SRY du chromosome Y oriente les gonades en testicules ; en son absence, elles évoluent en ovaires.
- Sexe phénotypique : les testicules sécrètent l’hormone anti-müllérienne (AMH), qui fait régresser les canaux de Müller, et la testostérone, qui maintient les canaux de Wolff et masculinise les organes génitaux externes. Sans ces hormones, les canaux de Müller se développent (trompes, utérus) et l’appareil génital est féminin.
2. La puberté
À la naissance, l’appareil sexuel est formé mais non fonctionnel. À la puberté, l’hypothalamus (dans le cerveau) augmente sa sécrétion de GnRH, une neurohormone qui stimule l’hypophyse. Celle-ci libère alors LH et FSH, qui activent les gonades.
- Les gonades commencent à produire des gamètes (spermatozoïdes, ovocytes) et des hormones sexuelles (testostérone, œstrogènes, progestérone).
- Ces hormones provoquent l’apparition des caractères sexuels secondaires (pilosité, mue de la voix, développement des seins, etc.).
3. Le fonctionnement de l’appareil sexuel masculin
- Dans les tubes séminifères des testicules, des spermatozoïdes sont produits en continu de la puberté jusqu’à la fin de la vie.
- Entre les tubes, des cellules (cellules de Leydig) sécrètent la testostérone de façon relativement constante.
- La LH stimule la sécrétion de testostérone ; la FSH (avec la testostérone) favorise la production de spermatozoïdes.
Rétrocontrôle négatif : Lorsque la testostérone est abondante dans le sang, elle freine la sécrétion de GnRH et de LH. Cela diminue en retour sa propre production : le taux de testostérone reste ainsi à peu près stable.
4. Le fonctionnement de l’appareil sexuel féminin
Chez la femme, de la puberté à la ménopause, le fonctionnement est cyclique. Un cycle dure en moyenne environ 28 jours, avec des variations importantes selon les personnes et les cycles.
| Phase (cycle de 28 jours) | Ovaire | Utérus |
|---|---|---|
| Jours 1 à 14 environ : phase folliculaire | Un follicule se développe et sécrète des œstrogènes | Règles (jours 1 à 5 environ), puis la muqueuse utérine s’épaissit |
| Vers le 14e jour : ovulation | Un pic de LH déclenche la libération d’un ovocyte | Muqueuse épaisse |
| Jours 15 à 28 : phase lutéale | Le follicule devient corps jaune, qui sécrète progestérone et œstrogènes | Muqueuse très vascularisée, prête à accueillir un embryon |
| Sans fécondation | Le corps jaune régresse, les hormones chutent | La muqueuse se détruit : ce sont les règles |
À retenir
- Sexe génétique (XX ou XY) → sexe gonadique (gène SRY) → sexe phénotypique (AMH et testostérone).
- À la puberté, la GnRH de l’hypothalamus stimule la sécrétion de LH et FSH par l’hypophyse, qui activent les gonades.
- Les testicules produisent spermatozoïdes et testostérone en continu ; un rétrocontrôle négatif stabilise la testostérone.
- Chez la femme, ovaires et utérus fonctionnent de façon cyclique ; l’ovulation est déclenchée par un pic de LH.

Et maintenant, à toi !
Vérifie que tu as compris avec les exercices, puis révise avec la fiche.