SVT · Première

L’expression du patrimoine génétique

Un gène est une portion d’ADN qui contient l’information nécessaire à la fabrication d’une protéine (ou d’un ARN). Chez les eucaryotes, l’ADN reste dans le noyau alors que les protéines sont fabriquées dans le cytoplasme : l’information passe par un intermédiaire, l’ARN messager. On parle d’expression génétique.

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Séance guidée avec ULU (≈ 10 min)Diagnostic, explication, exercices adaptés et bilan.

Objectifs

  • Décrire la transcription d’un gène en ARN
  • Expliquer la maturation de l’ARN et l’épissage alternatif
  • Utiliser le code génétique pour traduire un ARNm
  • Relier génotype et phénotype aux différentes échelles

1. La transcription : de l’ADN à l’ARN

Dans le noyau, l’ARN polymérase ouvre localement l’ADN et synthétise un ARN en copiant un seul brin, le brin transcrit (ou brin matrice), par complémentarité.

2. La maturation de l’ARN

Chez les eucaryotes, la transcription produit un ARN pré-messager. Il subit une maturation : les introns sont éliminés et les exons sont raboutés, c’est l’épissage. On obtient l’ARN messager (ARNm) qui quitte le noyau.

Épissage alternatif : Selon les cellules ou les conditions, les exons d’un même pré-ARNm peuvent être assemblés de différentes façons (certains exons étant conservés ou non). Un même gène peut ainsi coder plusieurs protéines différentes.

3. Le code génétique et la traduction

  • L’ARNm est lu par groupes de trois nucléotides : les codons. Il existe 4³ = 64 codons.
  • Chaque codon correspond à un acide aminé, sauf les trois codons stop (UAA, UAG, UGA). Le codon AUG (méthionine) est le codon d’initiation.
  • Le code est redondant : un même acide aminé peut être codé par plusieurs codons (20 acides aminés pour 61 codons « sens »).
  • Le code est quasi universel : il est le même chez presque tous les êtres vivants, ce qui témoigne d’une origine commune.

Dans le cytoplasme, les ribosomes lisent l’ARNm à partir du codon AUG et assemblent les acides aminés dans l’ordre imposé par les codons, jusqu’à un codon stop : c’est la traduction. Plusieurs ribosomes peuvent traduire le même ARNm en même temps (polysome).

4. Du génotype au phénotype

Le phénotype est l’ensemble des caractères observables d’un individu. Il se définit à plusieurs échelles : moléculaire, cellulaire et macroscopique (organisme). Il dépend du génotype mais aussi de l’environnement.

À retenir

  • Transcription (noyau) : l’ARN polymérase copie le brin transcrit ; l’ARN a la séquence du brin codant avec U à la place de T.
  • Maturation : épissage des introns ; l’épissage alternatif permet à un gène de coder plusieurs protéines.
  • Traduction (cytoplasme, ribosomes) : lecture codon par codon de AUG à un codon stop grâce au code génétique, redondant et quasi universel.
  • Le phénotype, défini aux échelles moléculaire, cellulaire et macroscopique, dépend du génotype et de l’environnement.

Et maintenant, à toi !

Vérifie que tu as compris avec les exercices, puis révise avec la fiche.

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