Sciences économiques et sociales · Terminale

Crises financières et régulation du système financier

Une crise financière est une perturbation grave du système financier : effondrement du prix des actifs, faillites d’institutions financières, blocage du crédit. Les crises de 1929 et de 2008 montrent que ces crises peuvent se propager à toute l’économie. Comment naissent-elles, et comment les prévenir ?

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Objectifs

  • Identifier les caractéristiques des crises de 1929 et de 2008
  • Expliquer la formation et l’éclatement d’une bulle spéculative
  • Comprendre les paniques bancaires et les faillites en chaîne
  • Décrire les canaux de transmission d’une crise financière à l’économie réelle
  • Présenter les instruments de régulation et le problème de l’aléa moral

1. Deux crises de référence : 1929 et 2008

2. Bulles spéculatives et paniques bancaires

Bulle spéculative : Hausse du prix d’un actif (actions, immobilier) très au-delà de sa valeur fondamentale, entretenue par l’anticipation que le prix continuera de monter. Les comportements mimétiques (acheter parce que les autres achètent) alimentent la hausse, jusqu’au krach quand les anticipations se retournent.

Panique bancaire : Retrait massif et simultané des dépôts par des clients qui craignent la faillite de leur banque. Comme une banque ne garde qu’une partie des dépôts sous forme liquide (le reste est prêté), elle peut devenir illiquide, et la crainte devient autoréalisatrice.

  • Faillites en chaîne : les banques se prêtent entre elles ; la faillite de l’une fait subir des pertes aux autres, ce qui crée un risque systémique.
  • Le levier d’endettement (s’endetter pour acheter des actifs) amplifie les gains en phase de hausse, mais aussi les pertes en phase de baisse.

3. La transmission à l’économie réelle

4. Réguler le système financier

  • Supervision bancaire : la banque centrale (dans la zone euro, la BCE pour les grandes banques depuis 2014) contrôle la solidité des banques.
  • Ratio de solvabilité : les banques doivent détenir un minimum de fonds propres par rapport à leurs actifs pondérés par les risques. Les accords de Bâle (Bâle III après 2008) ont renforcé ces exigences, ainsi que des règles de liquidité.
  • Garantie des dépôts : elle limite le risque de panique bancaire en rassurant les déposants.
  • Prêteur en dernier ressort : la banque centrale peut fournir des liquidités aux banques solvables pour éviter des faillites en chaîne.

Aléa moral : Situation où un acteur protégé contre un risque adopte un comportement plus risqué. Si les grandes banques savent qu’elles seront secourues (« too big to fail »), elles peuvent prendre davantage de risques : c’est pourquoi la régulation et la supervision accompagnent les dispositifs de sauvetage.

À retenir

  • 1929 et 2008 : bulles, krachs, faillites bancaires, récession.
  • Bulle : prix au-delà de la valeur fondamentale, entretenu par le mimétisme.
  • Panique bancaire et faillites en chaîne : risque systémique.
  • Transmission : effet de richesse, baisse des collatéraux, contraction du crédit.
  • Régulation : supervision, ratios de solvabilité, garantie des dépôts ; limiter l’aléa moral.

Et maintenant, à toi !

Vérifie que tu as compris avec les exercices, puis révise avec la fiche.

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