Exercice 1 sur 10
QCMRappel : une obligation s’adresse à la volonté libre, qui peut désobéir ; une contrainte s’impose par la force, quoi qu’on veuille.
« Tu ne dois pas voler. » Est-ce une obligation ou une contrainte ?

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10 exercices progressifs, des bases jusqu’au niveau attendu, avec une correction détaillée.

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Exercice 1 — Coche la bonne réponse.
Rappel : une obligation s’adresse à la volonté libre, qui peut désobéir ; une contrainte s’impose par la force, quoi qu’on veuille.
« Tu ne dois pas voler. » Est-ce une obligation ou une contrainte ?
Exercice 2 — Complète les trous.
Rappel : le mot « autonomie » vient du grec autos, « soi-même », et nomos. Complète. Un mot par trou.
Nomos signifie « » : être autonome, c’est se donner à soi-même sa propre loi. Le contraire de l’autonomie est l’.
Exercice 3 — Coche « Vrai » ou « Faux ».
Rappel : Montesquieu (De l’esprit des lois, 1748) distingue l’indépendance et la liberté politique.
Vrai ou faux : pour Montesquieu, la liberté politique consiste à faire tout ce que l’on veut.
VraiFaux
Exercice 4 — Coche la bonne réponse.
Rappel : selon Kant, agir conformément au devoir, c’est faire extérieurement ce que le devoir demande ; agir par devoir, c’est le faire par respect de la loi morale, sans autre motif.
Quelqu’un aide un camarade seulement pour être admiré. Il agit :
Exercice 5 — Complète les trous.
Rappel : l’impératif catégorique commande sans condition. Complète deux de ses formulations (Kant, Fondements de la métaphysique des mœurs, 1785). Un mot par trou.
Agis seulement d’après la maxime dont tu peux vouloir en même temps qu’elle devienne une loi . Traite l’humanité, en toi comme en autrui, toujours en même temps comme une et jamais simplement comme un .
Exercice 6 — Coche la bonne réponse.
Rappel : certaines morales jugent une action d’après ses conséquences : est bonne l’action qui produit le plus grand bonheur pour le plus grand nombre.
Comment s’appelle cette doctrine, et qui la défend ?
Exercice 7 — Relie chaque élément de gauche à celui de droite.
Rappel : le bonheur est un état de satisfaction complète et durable, à distinguer du plaisir ponctuel. Associe chaque auteur à sa thèse.
Exercice 8 — Coche la bonne réponse.
Rappel : selon Aristote (Éthique à Nicomaque, livre V), la loi est générale et ne peut prévoir tous les cas.
Un juge corrige une règle générale qui, appliquée à la lettre, serait injuste dans un cas particulier. Comment Aristote appelle-t-il cette correction ?
Exercice 9 — Coche la bonne réponse.
Rappel : dans la République (livre II), Platon rapporte le mythe de l’anneau de Gygès, qui rend invisible celui qui le porte ; le berger qui le trouve commet alors des injustices.
Que veut montrer Glaucon par ce récit ?
Exercice 10 — Relie chaque élément de gauche à celui de droite.
Rappel : pour les théoriciens du contrat social, l’État naît d’une convention ; Aristote pense au contraire que la cité est naturelle. Associe chaque auteur à sa thèse.
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Corrigé détaillé — pour les parents et les enseignants
Exercice 1
Réponse : Une obligation
« Tu ne dois pas voler » s’adresse à ta volonté : tu pourrais voler, mais tu ne le dois pas. C’est une obligation. Une contrainte ne demande aucun consentement (« il pleut, je suis mouillé »).
Exercice 2
Réponse : loi · hétéronomie
L’autonomie consiste à obéir à la loi que sa propre raison se donne ; l’hétéronomie consiste à recevoir sa loi d’autre chose (les désirs, l’autorité d’autrui). Pour Kant, liberté et autonomie se confondent.
Exercice 3
Réponse : Faux
Faux. Pour Montesquieu, la liberté politique est le droit de faire ce que les lois permettent. Si chacun faisait ce qu’il veut, les autres le pourraient aussi, et il n’y aurait plus de liberté pour personne.
Exercice 4
Réponse : Conformément au devoir, mais non par devoir
L’acte (aider) correspond à ce que demande le devoir, mais le motif est l’intérêt (être admiré). L’action est donc conforme au devoir sans être faite par devoir : selon Kant, elle n’a pas de valeur morale.
Exercice 5
Réponse : universelle · fin · moyen
Première formulation : je teste ma règle d’action en me demandant si elle pourrait valoir pour tous (une promesse mensongère universalisée détruirait la confiance). Seconde formulation : toute personne a une dignité ; on ne doit jamais l’utiliser comme un simple instrument.
Exercice 6
Réponse : L’utilitarisme, défendu par Bentham puis Mill
L’utilitarisme (Bentham, puis Mill, L’Utilitarisme, 1861) juge les actions par leurs conséquences sur le bonheur général. Mill distingue des plaisirs de qualités différentes. Kant, au contraire, juge la valeur morale par l’intention.
Exercice 7
Réponse : 1 → B · 2 → A · 3 → D · 4 → E · 5 → C
Aristote (Éthique à Nicomaque) : exercer ce qui est propre à l’homme, la raison. Épicure (Lettre à Ménécée) : ataraxie et aponie. Épictète (Manuel) : nos jugements et nos désirs dépendent de nous, non notre corps ni notre réputation. Pascal (Pensées) : le divertissement. Schopenhauer : le bonheur n’est que la cessation d’une douleur.
Exercice 8
Réponse : L’équité
L’équité corrige la loi là où sa généralité la rend injuste. La justice corrective (ou commutative) vise l’égalité arithmétique dans les échanges et réparations ; la justice distributive répartit biens et honneurs selon le mérite.
Exercice 9
Réponse : Que personne n’est juste volontairement, mais seulement par peur du châtiment
Glaucon soutient que, s’il était assuré de l’impunité, n’importe qui commettrait l’injustice : on n’est juste que par peur d’être puni. Toute la République cherche à réfuter cette thèse en montrant que la justice est un bien pour l’âme elle-même. Dans le Gorgias, Socrate soutient qu’il vaut mieux subir l’injustice que la commettre.
Exercice 10
Réponse : 1 → B · 2 → C · 3 → D · 4 → A
Hobbes (Léviathan, 1651) part d’un état de nature décrit comme une guerre de chacun contre chacun : l’État assure la sécurité. Locke (Second traité du gouvernement civil, 1690) fonde l’État sur la protection de la vie, de la liberté et des biens. Rousseau (Du contrat social, 1762) cherche une association où chacun reste aussi libre qu’avant.
Ces exercices reprennent les notions de la liberté, du devoir, du bonheur, de la justice et de l’État. Commence par les définitions rappelées dans les énoncés, puis entraîne-toi à reconnaître les grandes thèses (Kant, les utilitaristes, Épicure, Aristote, les théoriciens du contrat social). Prends ton temps : chaque correction détaille le raisonnement.
Rappel : une obligation s’adresse à la volonté libre, qui peut désobéir ; une contrainte s’impose par la force, quoi qu’on veuille.
« Tu ne dois pas voler. » Est-ce une obligation ou une contrainte ?
Rappel : le mot « autonomie » vient du grec autos, « soi-même », et nomos. Complète. Un mot par trou.
Rappel : Montesquieu (De l’esprit des lois, 1748) distingue l’indépendance et la liberté politique.
Vrai ou faux : pour Montesquieu, la liberté politique consiste à faire tout ce que l’on veut.
Rappel : selon Kant, agir conformément au devoir, c’est faire extérieurement ce que le devoir demande ; agir par devoir, c’est le faire par respect de la loi morale, sans autre motif.
Quelqu’un aide un camarade seulement pour être admiré. Il agit :
Rappel : l’impératif catégorique commande sans condition. Complète deux de ses formulations (Kant, Fondements de la métaphysique des mœurs, 1785). Un mot par trou.
Rappel : certaines morales jugent une action d’après ses conséquences : est bonne l’action qui produit le plus grand bonheur pour le plus grand nombre.
Comment s’appelle cette doctrine, et qui la défend ?
Rappel : le bonheur est un état de satisfaction complète et durable, à distinguer du plaisir ponctuel. Associe chaque auteur à sa thèse.
Rappel : selon Aristote (Éthique à Nicomaque, livre V), la loi est générale et ne peut prévoir tous les cas.
Un juge corrige une règle générale qui, appliquée à la lettre, serait injuste dans un cas particulier. Comment Aristote appelle-t-il cette correction ?
Rappel : dans la République (livre II), Platon rapporte le mythe de l’anneau de Gygès, qui rend invisible celui qui le porte ; le berger qui le trouve commet alors des injustices.
Que veut montrer Glaucon par ce récit ?
Rappel : pour les théoriciens du contrat social, l’État naît d’une convention ; Aristote pense au contraire que la cité est naturelle. Associe chaque auteur à sa thèse.