Exercice 1
Réponse : Une croissance extensive
La production augmente parce qu’on utilise plus de facteurs (plus de travail, plus de capital) : c’est une croissance extensive. Pour qu’elle soit intensive, il faudrait produire plus avec les mêmes quantités de facteurs.
- 20 salariés de plus → plus de travail.
- 5 machines de plus → plus de capital.
- Plus de facteurs → croissance extensive.
Exercice 2
Réponse : 0,9 point(s)
La PGF est le « résidu » : ce qui reste de la croissance une fois retirées les contributions des quantités de facteurs. Elle reflète surtout le progrès technique au sens large.
- Contributions des facteurs : 0,3 + 0,6 = 0,9 point
- PGF : 1,8 − 0,9 = 0,9 point
- Ici, la moitié de la croissance vient des gains d’efficacité.
Exercice 3
Réponse : Vrai
Chez Solow, l’accumulation de capital bute sur des rendements décroissants ; seul le progrès technique entretient la croissance à long terme, mais il « tombe du ciel » (exogène). Les théories de la croissance endogène (Romer, Lucas, Barro) cherchent justement à l’expliquer par l’activité économique elle-même.
- Exogène = venant de l’extérieur du modèle.
- Endogène = expliqué à l’intérieur du modèle.
- Solow : exogène ; Romer, Lucas, Barro : endogène.
Exercice 4
Réponse : 1 → E · 2 → D · 3 → A · 4 → C · 5 → B
Romer, Lucas et Barro sont les auteurs de la croissance endogène ; Schumpeter analyse l’innovation comme moteur du capitalisme ; North souligne le rôle des institutions.
- Romer : une idée découverte peut être utilisée par tous (externalités positives).
- Lucas : formation et expérience augmentent la productivité.
- Barro : l’État crée un environnement favorable (infrastructures, éducation, recherche publique).
- Schumpeter : des activités disparaissent, d’autres apparaissent.
- North : les brevets permettent à l’innovateur de tirer un revenu de son innovation.
Exercice 5
Réponse : Dans les vêtements
Y est moins efficace partout (désavantage absolu), mais son désavantage est plus faible dans les vêtements : c’est là qu’il a un avantage comparatif.
- Coût relatif de l’ordinateur en vêtements : X : 10 / 5 = 2 ; Y : 30 / 10 = 3.
- Coût relatif du vêtement en ordinateurs : X : 5 / 10 = 0,5 ; Y : 10 / 30 ≈ 0,33.
- Le vêtement est relativement moins coûteux en Y : Y a un avantage comparatif dans les vêtements.
- X se spécialise dans les ordinateurs, Y dans les vêtements.
Exercice 6
Réponse : La qualité et l’image de marque d’un produit
Qualité, innovation, image de marque, service après-vente et délais permettent de vendre même sans être le moins cher : c’est la compétitivité hors prix. Les trois autres réponses font baisser le prix de vente (compétitivité-prix).
- Coût du travail, taux de change, marges → prix.
- Qualité, image de marque → hors prix.
Exercice 7
Réponse : 10 %
On commence par calculer la population active, puis on rapporte le nombre de chômeurs à cette population.
- Population active : 27 + 3 = 30 millions
- Taux de chômage : 3 / 30 × 100 = 10 %
- Piège : 3 / 27 × 100 ≈ 11,1 % est faux, car on oublierait les chômeurs dans la population active.
Exercice 8
Réponse : Karim n’a pas d’emploi, envoie des candidatures chaque semaine et peut commencer tout de suite.
Seul Karim remplit les trois conditions. Léa est en sous-emploi (elle a un emploi). Inès fait partie du halo autour du chômage (elle ne cherche plus activement). Paul est inactif.
- Sans emploi ? Karim, Inès, Paul.
- Recherche active ? Seulement Karim.
- Disponible ? Karim peut commencer tout de suite.
Exercice 9
Réponse : Relever ses taux directeurs pour freiner la demande
Pour freiner une inflation trop forte, la BCE mène une politique restrictive : la hausse des taux rend le crédit plus cher, ce qui ralentit l’investissement et la consommation, donc la demande et la hausse des prix (comme en 2022-2023).
- Objectif de la BCE : stabilité des prix (2 % à moyen terme).
- Inflation trop forte → il faut ralentir la demande.
- Hausse des taux directeurs → crédit plus cher → demande freinée.
- Les dépenses publiques relèvent de la politique budgétaire des États, pas de la BCE.
Exercice 10
Réponse : bulle · panique · aléa moral
Ces trois notions décrivent comment naissent et se propagent les crises financières, et pourquoi la régulation accompagne les dispositifs de sauvetage.
- Bulle : la hausse est entretenue par l’anticipation que le prix continuera de monter et par le mimétisme, jusqu’au krach.
- Panique bancaire : la crainte de faillite devient autoréalisatrice, car une banque ne garde qu’une partie des dépôts sous forme liquide.
- Aléa moral : être protégé contre un risque incite à prendre plus de risques (« too big to fail »).