« Liberté, Égalité, Fraternité » : la devise de la République demande de considérer l’autre comme son égal et de lui venir en aide. Cette fraternité se traduit concrètement par la solidarité, organisée par l’État, les collectivités, les associations et même à l’échelle européenne et mondiale.
Objectifs
- Définir la fraternité et la solidarité
- Comprendre le rôle de l’impôt dans la solidarité nationale
- Identifier les acteurs de la solidarité : État, collectivités, associations
- Connaître la solidarité européenne et internationale
1. Fraternité et solidarité
Fraternité : Valeur de la République : lien qui unit des personnes qui se considèrent comme égales et estiment avoir le devoir de s’entraider.
Solidarité : Principe selon lequel la Nation assure une protection à chacun et cherche à réduire les inégalités, grâce à la participation de tous.
Le préambule de la Constitution de 1946 (alinéa 11) affirme que la Nation « garantit à tous, notamment à l’enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs ».
2. L’impôt, une participation de tous
L’article 13 de la DDHC (1789) pose le principe : une « contribution commune est indispensable : elle doit être également répartie entre tous les citoyens, en raison de leurs facultés », c’est-à-dire selon leurs moyens.
| Type d’impôt | Principe | Exemple |
|---|---|---|
| Impôt direct | Payé directement à l’administration par la personne concernée, souvent selon ses revenus | Impôt sur le revenu |
| Impôt indirect | Inclus dans le prix de ce que l’on achète ; tout le monde le paie, même les enfants | TVA (taxe sur la valeur ajoutée) |
L’Éducation nationale, une solidarité en action
L’enseignement scolaire est l’un des tout premiers budgets de l’État. Grâce à l’impôt, l’école publique est gratuite : chaque élève a accès au savoir, quels que soient les revenus de sa famille. Les communes (écoles), les départements (collèges) et les régions (lycées) financent les bâtiments et la restauration ; des bourses aident les familles aux revenus modestes.
3. Les associations, actrices de la solidarité
Depuis la loi du 1er juillet 1901, chacun peut créer librement une association. Beaucoup agissent pour la solidarité : aide alimentaire, accompagnement scolaire, aide aux personnes âgées, secourisme. Elles reposent sur l’engagement de bénévoles.
- L’État peut les reconnaître d’utilité publique.
- Les dons aux associations d’intérêt général ouvrent droit à une réduction d’impôt : l’État encourage ainsi la générosité.
- Les collectivités leur versent parfois des subventions.
4. La solidarité au-delà des frontières
| Échelle | Exemples |
|---|---|
| Union européenne | Fonds européens qui aident les régions les moins riches ; Fonds de solidarité de l’UE pour les territoires frappés par une catastrophe. |
| Monde | Aide au développement des États ; agences de l’ONU (UNICEF pour les enfants, Programme alimentaire mondial) ; organisations non gouvernementales (ONG) humanitaires. |
| Climat | L’accord de Paris (2015) prévoit que les pays développés aident les pays en développement à réduire leurs émissions et à s’adapter au changement climatique. |
À retenir
- La fraternité, valeur de la devise, se traduit par la solidarité.
- L’impôt (direct ou indirect) est la participation de chacun à la solidarité nationale (DDHC, art. 13).
- L’État, les collectivités et les associations (loi de 1901) unissent leurs forces pour réduire les inégalités.
- La solidarité s’exerce aussi à l’échelle européenne et mondiale (ONU, ONG, accord de Paris).

Et maintenant, à toi !
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