Séismes, inondations, cyclones, accidents industriels : les sociétés sont exposées à de nombreux risques. Un même phénomène ne produit pas les mêmes dégâts partout : tout dépend de la vulnérabilité des sociétés et de leur capacité à se préparer et à se relever. Le changement climatique rend ces enjeux plus pressants.
Objectifs
- Définir et distinguer aléa, enjeux, vulnérabilité, risque et catastrophe
- Différencier risques naturels et risques technologiques
- Expliquer pourquoi les sociétés sont inégalement vulnérables
- Connaître les moyens de prévention et la notion de résilience, notamment en France
1. Les notions clés
Aléa : Phénomène naturel ou technologique potentiellement dangereux, caractérisé par sa probabilité et son intensité (séisme, crue, explosion…).
Vulnérabilité : Fragilité d’une société face à un aléa : elle dépend de la densité de population, de la qualité des constructions, du niveau de développement, de l’information et de l’organisation des secours.
Risque = aléa × vulnérabilité (des enjeux exposés)
Catastrophe : Réalisation d’un risque provoquant des dégâts humains et matériels importants, qui dépassent les capacités ordinaires de réponse de la société touchée.
Résilience : Capacité d’une société à surmonter une catastrophe et à retrouver un fonctionnement normal, voire à mieux se préparer pour l’avenir.
2. Des risques de natures variées
| Type | Exemples d’aléas | Exemple de catastrophe |
|---|---|---|
| Naturel | Séisme, éruption volcanique, cyclone, inondation, sécheresse | Séisme en Haïti, 12 janvier 2010 |
| Technologique | Explosion d’usine, accident nucléaire, rupture de barrage | Explosion de l’usine AZF à Toulouse, 21 septembre 2001 |
| Combiné | Aléa naturel déclenchant un accident technologique | Séisme et tsunami au Japon puis accident nucléaire de Fukushima, 11 mars 2011 |
Le changement climatique d’origine humaine renforce l’intensité ou la fréquence de certains aléas : vagues de chaleur, sécheresses, fortes pluies, montée du niveau de la mer qui aggrave les submersions marines.
3. Des sociétés inégalement vulnérables
Comparer deux séismes
En 2010, le séisme d’Haïti, l’un des pays les plus pauvres du monde, fait plus de 200 000 morts selon les estimations : constructions fragiles, forte densité à Port-au-Prince, secours insuffisants. Au Japon, pays riche soumis à des normes parasismiques strictes, des séismes de forte intensité font en général beaucoup moins de victimes directes ; en 2011, c’est surtout le tsunami qui provoque la catastrophe.
4. Prévenir et gérer les risques : l’exemple de la France
- Connaître : cartographie des zones à risque, surveillance (Météo-France, vigilance crues).
- Réglementer : les plans de prévention des risques (PPR) limitent ou interdisent les constructions dans les zones dangereuses.
- Protéger : digues, bassins de rétention, normes de construction.
- Informer et alerter : information des acquéreurs et locataires, exercices, système d’alerte (FR-Alert).
- Secourir et indemniser : plans ORSEC, régime d’indemnisation des catastrophes naturelles.
La tempête Xynthia (février 2010)
Sur la côte atlantique, la tempête provoque une submersion marine qui fait 47 morts en France, dont 29 à La Faute-sur-Mer (Vendée), dans des lotissements construits en zone basse derrière une digue. La catastrophe a conduit à renforcer la prévention du risque de submersion.
La France doit aussi gérer des risques spécifiques dans ses territoires ultramarins : cyclones aux Antilles et à La Réunion, volcans actifs (Montagne Pelée, Piton de la Fournaise), séismes aux Antilles.
À retenir
- Risque = aléa × vulnérabilité ; une catastrophe est un risque réalisé.
- Risques naturels, technologiques ou combinés (Fukushima, 2011).
- La vulnérabilité dépend surtout du niveau de développement et de la préparation des sociétés.
- Le changement climatique accroît certains aléas.
- En France : prévention (PPR), protection, information, secours, indemnisation ; risques particuliers en outre-mer.

Et maintenant, à toi !
Vérifie que tu as compris avec les exercices, puis révise avec la fiche.